Revue Africaine

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Bienvenue sur la Revue Africaine
Lettres, Arts, Sciences Humaines et Sociales

  • Numéro 02 - Septembre 2007

LA PROBLEMATIQUE DE LA "FIN ULTIME" DANS L'ETHIQUE BANTU-RWANDAISE
Cheikh Moctar Bâ
PENSER LA SOCIÉTÉ AFRICAINE
Cyrille KONÉ
L’ART AFRICAIN DE LA « TRAVERSÉE » ET DES « MARGES ». RÉFLEXIONS SUR L’ESTHÉTIQUE DE JEAN-GODEFROY BIDIMA.
Babacar Mbaye DIOP
L'IMAGE DU NOIR A TRAVERS LA LITTERATURE FRANCAISE DEPUIS LE MOYEN ÂGE JUSQU'AU XVIIIe SIECLE.
Lamine TOURÉ
DU SYMBOLISME DES COULEURS DANS LES CONTES.
Françoise UGOCHUKWU
HEREMAKHONON DE MARYSE CONDE : LES TRACES D'UNE CRITIQUE LITTERAIRE.
Aminata KEITA
ENJEUX LINGUSTIQUES ET SOCIOLINGUISTIQUES DE L'EMERGENCE DES RADIOS PRIVEES AU SENEGAL.
Abou Bakry KÉBÉ
IMAGINAIRE COLONIAL ET REALITE HISTORIQUE DES MIGRATIONS AFRICAINES.
Doudou GUEYE
SOCIETE SEEREER ET MIGRATION A DAKAR. Mame Birame NDIAYE, doctorant en Sociologie à Paris 7.

Francais | Anglais

La société traditionnelle seereer est une société paysanne fondée sur une agriculture de subsistance. Pendant longtemps, la culture du mil, du sorgho et du maïs associée à un élevage extensif ont constitué son activité principale. Cette agriculture était rendue excédentaire grâce à la fertilité des sols et à l’abondance des pluies. L’organisation sociale traditionnelle était caractérisée par la hiérarchisation de la société avec des royaumes à la base dirigés par une aristocratie locale à partir du 14e siècle. Au sommet de la pyramide on avait la noblesse représentée par le Guelwar (roi), ensuite viennent les hommes libres (Diambour) qui sont la grande masse de la paysannerie représentés par le Grand Diaraf et enfin les esclaves représentés par le Grand Farba qui est le 3e personnage du royaume et du conseil de la couronne. À partir des années 30, cette société va connaître de profondes mutations sur le plan social, économique et culturel. D’abord par l’introduction de la culture arachidière destinée à la commercialisation, ensuite par la mise en place d’une politique de déplacement de populations d’une zone à forte densité sur une autre moyennement peuplée, et enfin par l’héritage colonial du Sénégal indépendant.

Le succès de l’arachide à cette période est incontestable et est à l’origine d’un appauvrissement des terres lié à une surexploitation fréquente sans pratique de jachère au détriment du petit mil culture destinée à la consommation d’autosubsistance. L’épuisement progressif des sols combiné à la poussée démographique se trouve à l’origine des difficultés d’accès à la terre. Les différentes politiques mises en oeuvre depuis la période coloniale ne feront qu’accentuer la migration seereer en direction des grands centres urbains. Dakar, la capitale sénégalaise, sera ainsi le point de chute principale de ces migrants menacés par la crise. Malgré des conditions de vie difficiles, marquées par des problèmes de logement, de subsistance, de travail etc. les flux ne diminuent pas et au final un phénomène qui touche tous les âges en activité.

LA RELATION COMMERCIALE AVEC LA CHINE EST-ELLE UNE STRATEGIE EFFICACE POUR L'EMERGENCE DU SENEGAL ?
Diadié DIAW

 

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